Marie-France Thibault a développé un moyen d’expression unique
avec lequel elle crée des tableaux lumineux d’une grande sensibilité.

L’artiste, dentellière du papier et artisane des jeux d’éclairage,
crée des installations qui ont la parole intemporelle des conteuses d’antan.
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Projet d'illustration à l'école Jules Léger.


Pour intéresser et motiver ses élèves, l'enseignante en surdité Caroline Bernard a observé qu'ils avaient besoins de projets qui avaient du sens pour eux et qui produisaient des résultats concrets.  Enseigner les règles de cohérences dans un texte, les mots de relations et de substitutions, l'enrichissement des phrases, l'accord des verbes, etc., n'est pas chose facile. À travers la création d'un livre, le tout est plus aisé et plus profitable.


Pendant l'année scolaire 2009-2010, je suis allée écouter les élèves. Après beaucoup d'échanges, les deux groupes d'élèves ont décidé de créer un livre chacun à partir des deux mêmes personnages inventés par eux. J'ai ensuite interprété leur texte et créé ces images, à partir de tableaux lumineux, inspirée des techniques de théâtre d'ombres. Selon l'enseignante, mes visites stimulaient chaque fois la persévérance des élèves dans ce long travail d'écriture.




C'est grâce à une subvention du Ministère de l'Éducation dans le cadre de la pratique réflective chez les garçons que nous avons pu créer ce livre avec les élèves.

Pour ma part ce fut une expérience très enrichissante et émouvante. D'avoir pu aider ces jeunes à exprimer leurs idées à travers mes dessins, sachant quels défis ils vivent au quotidien pour s'exprimer et se faire comprendre avec leur surdité, m'a fait réaliser le pouvoir de la communication par l'image.




En cadeau, j'ai reçu mon nom en langage des signes. Il signifie projeter la lumière. Merci!



Voir la bande annonce de Jack et Helly sur Youtube"

Voir la bande annonce de Zul'Forêt sur Youtube"

C9 - Les souliers rouges

Les annéees 2008 et 2009 ont été teintées par un vent de renouveau dans ma pratique artistique.  Mon travail sur les ombres a trouvé une nouvelle avenue dans le monde de l'illustration.  Grâce à  la maison d'édition Premières Lignes, j'ai fait mes griffes dans le monde du récit graphique avec le Projet Outaouais et La Machine du Bonhomme Sept-Heures.

Curieuse d'en apprendre d'avantage sur le monde de l'édition, je me suis inscrite à un cours du département de la Bande Dessinée, à l'Université du Québec en Outaouais (sept 2009).  C'est alors que l'enseignant, Marc Tessier, a commancé son cours en lancant au groupe le défi de créer, monter, publier, financer, lancer et distribuer nous-mêmes un fanzine en l'espace d'un mois seulement!  J'étais dans le bain!! 







Exposition Les quatre nouvelles en BD

Du 26 septembre au 31 octobre 2009
Café Aux 4 Jeudis
Vernissage le dimanche 4 octobre 2009 de 5@7
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En avant-première du lancement de La Machine du Bonhomme Sept-Heures, des planches seront exposées au Café Aux 4 Jeudis.

Les quatre nouvelles en BD est une exposition présentant le processus de production et d’adaptation en bande dessinée des quatre nouvelles de Claude Bolduc. Les quatre artistes présentant leurs œuvres sont Dominique Laurent, Marie-France Thibault, Anik Deslauriers et Stanley Wany, avec la collaboration de l'artiste Aline Bégin.

Les artistes seront sur place pour vous rencontrer et échanger avec vous.

LA MB7H

MB7H ? Qu'est-ce que c'est?

La Machine du bonhomme sept-heures est un collectif regroupant quatre dessinateurs, sous la direction de Christian Quesnel, d'après des nouvelles fantastiques de Claude Bolduc (Éditions Premières Lignes, octobre 2009).

“Ce sera un collectif bien particulier en ce sens qu'il correspond vraiment à l'œuvre de Claude Bolduc qui crée parfois un certain malaise chez le lecteur, bien au-delà du frisson que l'on ressent habituellement à la lecture d'autres œuvres du même «genre». Je suis heureux que les quatre artistes aient réussi chacun à leur manière à rendre ce «malaise» en images.”
Christian Quesnel, directeur artistique.

Pour ma part, j’ai travaillé à une adaptation libre du récit «De l'amour dans l'air». Pour enrichir mon processus de création et compléter mes compétences, je me suis adjoint les services de deux autres artistes soit Danielle Grégoire, à la scénarisation et Guy Jean, à la re-création du texte.


Album photos"


L’aventure a commencé autour d’une table, entre metteur en scène et scénographe! Danielle Grégoire et moi nous retrouvions comme il y a dix ans, à analyser un texte ensemble. Sauf que cette fois il ne s’agissait pas de réaliser une pièce de théâtre mais un récit graphique.

Une fois le scénario et le découpage terminés, je me suis isolée dans l’atelier. Fidèle à ma technique empruntée au théâtre d’ombres, j’ai commencé par du dessin de textures et de silhouettes de papier, à la recherche d'ambiances et d'expressions.
Pour m’aider à dessiner j’ai parfois eu recours à l’autoportrait. C’est à croire que les personnages du récit commençaient à m’atteindre sérieusement!



Par la suite, j’ai conceptualisé l'assemblage des tableaux lumineux et des jeux d'éclairage. J'ai aimé expérimenter en dédoublant les ombrages pour donner du mouvement et/ou de la profondeur. Plusieurs pièces de mylar peintes et découpées ont été superposées. Leur aspect translucide est intéressant.

Pour immortaliser l'éphémère, la photo est venue fixer la composition projetée. L'angle de l'appareil créé de la distorsion et cadre les détails. En bout de ligne j’ai créé l’assemblage des images à l'ordinateur.Le texte est venu après le montage des planches. Grâce à une complicité incroyable avec le poète Guy Jean, le texte complète l’image et l’émotion véhiculée par celle-ci. Avec son grand talent de jongleur de mots Guy arrive à épurer le texte avec tact et précision.J’ai également été initié au merveilleux monde de la typographie, j’ai du essayer une cinquantaine de polices avant de me brancher. Je suis assez fière de ma typo « maison », réalisée à la craie pour les pages 13 et 14.

Pour voir le travail des autres artistes du collectif, je vous invite à visiter le blog de la collection Souches, chez Studio Premières Lignes.