Marie-France Thibault a développé un moyen d’expression unique
avec lequel elle crée des tableaux lumineux d’une grande sensibilité.

L’artiste, dentellière du papier et artisane des jeux d’éclairage,
crée des installations qui ont la parole intemporelle des conteuses d’antan.
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Les Grands Pris de la ruralité 2010 à Maniwaki



Le gala de la remise des Grands Prix de la ruralité a lieu à Maniwaki, le 9 septembre dernier sous un grand chapiteau érigé pour l’occasion, sur le site du Club de golf les 3 Clochers.




J'ai eu l'honneur de m'occuper, en collaboration avec le metteur en scène Benoît Osborne, de la production du spectacle de clôture intitulé ''Sortir de l'ombre''.  Un spectacle de contes, de légendes et de slam sur fond de projections d'ombres en direct. Danse, poèmes et divers mouvements d'arabesque ont aussi agrémenté l'ambiance festive de la performance.

Pour l'occasion j'ai créé, à l'aide de mon collaborateur technitien-ébéniste, Paul Provençal, un métier à tisser la lumière.




De fait, comme à bal de neige l'hiver passé, une série de lampes, programmées par une console, projètent des ombres blanches sur un petit écran, après avoir traversé des tableaux de découpes de papier.

Les ombres blanches ainsi obtenues se succèdent en fondu enchaîné pour créer des tableaux lumineux en mouvement. Cette fois, la réduction du format des découpes et la disposition des superbes trépieds en bois d'érable, m'ont permis de changer mes découpes pendant le déroulement de la performance.


En tout, 15 tableaux composés de 3 à 4 découpes chacun, ont servis à exprimer le passage des saisons et la mémoire de l'eau et des arbres, témoins du passage des hommes sur le territoire de la haute vallée de la Gatineau.
Installée avec mon métier à tisser la lumière sur une petite scène annexée à la scène principale, j'ai fait office de DJ de l'image en direct pendant le spectacle!

Les tableaux lumineux projetés sur mon petit écran était filmés en direct puis reproduits sur un écran géant au dessus de la scène.


La violoncelliste, Andrée Préfontaine, a accompagné ma performance. Sa musique,transformée par des effets spéciaux, habillait les images de mélodies et de sons d'ambiance.

La danseuse, Emmanuelle Calvé, a interprété une danse inspirée du conte Les souliers rouges, associés ici à la Chasse-Galerie.  Le conte de Jos Montferrand a bien illustré la drave et la vie de chantier.





Voir extrait vidéo sur Youtube"


Équipe de production:
Production et projection d'ombres: Marie-France Thibault
Mise en scène: Benoît Osborne
Musique: Andrée Préfontaine
Conteurs: Stéphane Guertin, Louis Mercier, Benjamin Gaillard
Slam: Marjolaine Beauchamp
Danse: Emmanuelle Calvé
Échasses: Elise Gauthier et cgie
Acrobates: Charles Gareau et cgie

Projet d'illustration à l'école Jules Léger.


Pour intéresser et motiver ses élèves, l'enseignante en surdité Caroline Bernard a observé qu'ils avaient besoins de projets qui avaient du sens pour eux et qui produisaient des résultats concrets.  Enseigner les règles de cohérences dans un texte, les mots de relations et de substitutions, l'enrichissement des phrases, l'accord des verbes, etc., n'est pas chose facile. À travers la création d'un livre, le tout est plus aisé et plus profitable.


Pendant l'année scolaire 2009-2010, je suis allée écouter les élèves. Après beaucoup d'échanges, les deux groupes d'élèves ont décidé de créer un livre chacun à partir des deux mêmes personnages inventés par eux. J'ai ensuite interprété leur texte et créé ces images, à partir de tableaux lumineux, inspirée des techniques de théâtre d'ombres. Selon l'enseignante, mes visites stimulaient chaque fois la persévérance des élèves dans ce long travail d'écriture.




C'est grâce à une subvention du Ministère de l'Éducation dans le cadre de la pratique réflective chez les garçons que nous avons pu créer ce livre avec les élèves.

Pour ma part ce fut une expérience très enrichissante et émouvante. D'avoir pu aider ces jeunes à exprimer leurs idées à travers mes dessins, sachant quels défis ils vivent au quotidien pour s'exprimer et se faire comprendre avec leur surdité, m'a fait réaliser le pouvoir de la communication par l'image.




En cadeau, j'ai reçu mon nom en langage des signes. Il signifie projeter la lumière. Merci!



Voir la bande annonce de Jack et Helly sur Youtube"

Voir la bande annonce de Zul'Forêt sur Youtube"

C9 - Les souliers rouges

Les annéees 2008 et 2009 ont été teintées par un vent de renouveau dans ma pratique artistique.  Mon travail sur les ombres a trouvé une nouvelle avenue dans le monde de l'illustration.  Grâce à  la maison d'édition Premières Lignes, j'ai fait mes griffes dans le monde du récit graphique avec le Projet Outaouais et La Machine du Bonhomme Sept-Heures.

Curieuse d'en apprendre d'avantage sur le monde de l'édition, je me suis inscrite à un cours du département de la Bande Dessinée, à l'Université du Québec en Outaouais (sept 2009).  C'est alors que l'enseignant, Marc Tessier, a commancé son cours en lancant au groupe le défi de créer, monter, publier, financer, lancer et distribuer nous-mêmes un fanzine en l'espace d'un mois seulement!  J'étais dans le bain!! 







LA MB7H

MB7H ? Qu'est-ce que c'est?

La Machine du bonhomme sept-heures est un collectif regroupant quatre dessinateurs, sous la direction de Christian Quesnel, d'après des nouvelles fantastiques de Claude Bolduc (Éditions Premières Lignes, octobre 2009).

“Ce sera un collectif bien particulier en ce sens qu'il correspond vraiment à l'œuvre de Claude Bolduc qui crée parfois un certain malaise chez le lecteur, bien au-delà du frisson que l'on ressent habituellement à la lecture d'autres œuvres du même «genre». Je suis heureux que les quatre artistes aient réussi chacun à leur manière à rendre ce «malaise» en images.”
Christian Quesnel, directeur artistique.

Pour ma part, j’ai travaillé à une adaptation libre du récit «De l'amour dans l'air». Pour enrichir mon processus de création et compléter mes compétences, je me suis adjoint les services de deux autres artistes soit Danielle Grégoire, à la scénarisation et Guy Jean, à la re-création du texte.


Album photos"


L’aventure a commencé autour d’une table, entre metteur en scène et scénographe! Danielle Grégoire et moi nous retrouvions comme il y a dix ans, à analyser un texte ensemble. Sauf que cette fois il ne s’agissait pas de réaliser une pièce de théâtre mais un récit graphique.

Une fois le scénario et le découpage terminés, je me suis isolée dans l’atelier. Fidèle à ma technique empruntée au théâtre d’ombres, j’ai commencé par du dessin de textures et de silhouettes de papier, à la recherche d'ambiances et d'expressions.
Pour m’aider à dessiner j’ai parfois eu recours à l’autoportrait. C’est à croire que les personnages du récit commençaient à m’atteindre sérieusement!



Par la suite, j’ai conceptualisé l'assemblage des tableaux lumineux et des jeux d'éclairage. J'ai aimé expérimenter en dédoublant les ombrages pour donner du mouvement et/ou de la profondeur. Plusieurs pièces de mylar peintes et découpées ont été superposées. Leur aspect translucide est intéressant.

Pour immortaliser l'éphémère, la photo est venue fixer la composition projetée. L'angle de l'appareil créé de la distorsion et cadre les détails. En bout de ligne j’ai créé l’assemblage des images à l'ordinateur.Le texte est venu après le montage des planches. Grâce à une complicité incroyable avec le poète Guy Jean, le texte complète l’image et l’émotion véhiculée par celle-ci. Avec son grand talent de jongleur de mots Guy arrive à épurer le texte avec tact et précision.J’ai également été initié au merveilleux monde de la typographie, j’ai du essayer une cinquantaine de polices avant de me brancher. Je suis assez fière de ma typo « maison », réalisée à la craie pour les pages 13 et 14.

Pour voir le travail des autres artistes du collectif, je vous invite à visiter le blog de la collection Souches, chez Studio Premières Lignes.

Gangsters Crayola


Le Projet Outaouais fait la première page du journal VOIR!
Pour l'occasion, Christian Quesnels, André St-Onge, Guy Jean et moi revêtons nos habits des années folles, thématique choisie pour le lancement au bar Le Petit Chicago, à Hull.

Projet Outaouais



Le projet Outaouais a regroupé plusieurs auteurs de bande dessinée et artistes où dix lieux sont visités de façon originale, de la Petite-Nation à l’Île-du-Grand-Calumet, de Gatineau à Maniwaki en passant par Saint-Pierre-de-Wakefield. Preuve que la culture, par l’entremise de la BD, peut être un facteur significatif faisant la promotion du sentiment d’appartenance à un territoire, surtout en Outaouais où le neuvième art est de plus en plus présent et diversifé.


Album photos"





L’équipe dynamique des jeunes créateurs en bande dessinée et en récit graphique du Studio Coopératif Premières Lignes m’inspirent au point d’avoir envie de joindre leurs troupes. Je deviens membre avec l’intention de m’impliquer dans la collection Souche, avide de promouvoir mon coin de pays.

Studio coopératif Premières Lignes"



Illustration de livres pour enfants








Voici quelques photos qui montrent le processus complexe qui a permis de créer les images pour le projet du livre Charlotte.


L’ARTISTE
Marie-France Thibault est diplômée en scénographie de l’École Nationale de Théâtre du Canada. Elle partage aujourd’hui sa passion pour la création de contes et de silhouettes pour le théâtre d'ombres. Au cours des cinq dernières années, elle a offert plus de 350 journées d'animation auprès de 20 000 élèves d’écoles primaires du Québec et de l’Ontario.

LA TECHNIQUE
C’est à partir de silhouettes composées de carton et de papier projetées sur une toile que les personnages s’animent à la manière d’un théâtre d’ombres. Les images ainsi créées sont alors prises en photo et forment des illustrations évoquant une poésie visuelle vivante sur le thème de l’ombre, de la couleur et de la lumière.

LA NAISSANCE DU PROJET
Au printemps 2004, Bibliothèque et Archives Canada entre en contact avec l’artiste et lui demande d’illustrer et de mettre en scène (en théâtre d’ombres) un conte écrit par la princesse japonaise, son altesse Takamado. Ce spectacle a été présenté lors de sa visite officielle au Canada en juin de la même année.

C’est à la suite de cette expérience que Marie-France Thibault entretien l'idée d'illustrer ses propres contes avec des silhouettes d'ombres et de créer une série de livres pour enfants, mettant en vedette la faune canadienne. Sid Lee Collective a décidé d'appuyer le projet avec des ressources créatives pour mener à terme le projet.







LE PROJET « CHARLOTTE » DE SID LEE COLLECTIVE
C’est grâce à l’appui de Sid Lee Collective que Marie-France Thibault réalise la maquette de son premier livre illustré à l’aide du théâtre d’ombres. La version originale du conte a été créée en 2003 afin d’être récitée oralement par des jeunes narrateurs et marionnettistes lors de séances d’animations. La mise en page, la typographie, ainsi que l’adaptation du scénario sont le reflet d’une recherche rendue possible grâce à la bourse de création Sid Lee Collective. Yann Mooney a fait la direction de création ainsi que le design graphique. André Marois et Jonathan Roseman on adapté le scénario oral en texte écrit. Isabelle Thibault a fait la gestion de projet, Ann Ross, Peter Pigeon et Frédéric Gauthier ont collaborés en tant que consultant sur le projet « Ombres ».





http://www.sidleecollective.com/publishing/index.html