Marie-France Thibault a développé un moyen d’expression unique
avec lequel elle crée des tableaux lumineux d’une grande sensibilité.

L’artiste, dentellière du papier et artisane des jeux d’éclairage,
crée des installations qui ont la parole intemporelle des conteuses d’antan.

Le 12e Symposium pour jeunes artistes visuels



Le 12e Symposium pour jeunes artistes visuels, est dirigé par MASC,
un organisme de bienfaisance qui met en contact les artistes et les écoles
.

Ce projet a réunit deux écoles de l'Ontario francophone et deux écoles
québécoises de l'Outaouais créant ainsi un pont artistique entre les jeunes
des deux côtés de la rivière.

Pour ma part, j'ai réalisé un masque géant à partir de boîtes de carton recyclées. J'ai travaillé avec un groupe d'élèves de 13ième année de l'école Samuel Genest, à Ottawa.  La création du masque s'est déroulé au cours d'une résidences d’artiste de 5 jours et s'est terminé avec l’installation et l’exposition de l'oeuvre au centre d’artistes AXENÉO7, à Gatineau du 8 au 9 mai 2010.

Nous avons conçu ce vase à partir du thème L’Inde et l’eau, source de vie.

Cette année les 4 écoles participantes ont fait des levées de fonds pour que l'organisme SOPAR puisse creuser un puit dans un village en Inde.






Bal de neige 2010: Ombres enneigées

de Marie-France Thibault à Bal de neige !


« Ombres enneigées »
La lumière neige des ombres
sur les murs de l’hiver
graffitis éphémères qui dansent
sur les yeux des passants


5 février 2010
Par Major's Hill, Ottawa
Sur le thème de l’hiver canadien, l’artiste présente une performance de projection d’ombres et de lumière! Invitée à préparer une oeuvre mettant en valeur le sens du visuel, Marie-France Thibault invite le visiteur à se laisser surprendre par l’évolution constante de la projection d’ombres en transformation. Inspirée du travail du pianiste Glenn Gould dans son émission de radio The Idea of North présentée à la BBC en décembre 1967, où il a superposé des voix humaines comme on compose une symphonie. Marie-France Thibault a abordé le travail d’un angle similaire en superposant les projections d’ombres sur les parois d’un abri Tempo. Une installation dans laquelle l’éclairage devient le chef d’orchestre d’une symphonie visuelle improvisée.

Voir extrait vidéo sur le site de Bal de neige"

Voir extrait vidéo de la préparation en atelier"

Exposition Les quatre nouvelles en BD

Du 26 septembre au 31 octobre 2009
Café Aux 4 Jeudis
Vernissage le dimanche 4 octobre 2009 de 5@7
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En avant-première du lancement de La Machine du Bonhomme Sept-Heures, des planches seront exposées au Café Aux 4 Jeudis.

Les quatre nouvelles en BD est une exposition présentant le processus de production et d’adaptation en bande dessinée des quatre nouvelles de Claude Bolduc. Les quatre artistes présentant leurs œuvres sont Dominique Laurent, Marie-France Thibault, Anik Deslauriers et Stanley Wany, avec la collaboration de l'artiste Aline Bégin.

Les artistes seront sur place pour vous rencontrer et échanger avec vous.

LA MB7H

MB7H ? Qu'est-ce que c'est?

La Machine du bonhomme sept-heures est un collectif regroupant quatre dessinateurs, sous la direction de Christian Quesnel, d'après des nouvelles fantastiques de Claude Bolduc (Éditions Premières Lignes, octobre 2009).

“Ce sera un collectif bien particulier en ce sens qu'il correspond vraiment à l'œuvre de Claude Bolduc qui crée parfois un certain malaise chez le lecteur, bien au-delà du frisson que l'on ressent habituellement à la lecture d'autres œuvres du même «genre». Je suis heureux que les quatre artistes aient réussi chacun à leur manière à rendre ce «malaise» en images.”
Christian Quesnel, directeur artistique.

Pour ma part, j’ai travaillé à une adaptation libre du récit «De l'amour dans l'air». Pour enrichir mon processus de création et compléter mes compétences, je me suis adjoint les services de deux autres artistes soit Danielle Grégoire, à la scénarisation et Guy Jean, à la re-création du texte.


Album photos"


L’aventure a commencé autour d’une table, entre metteur en scène et scénographe! Danielle Grégoire et moi nous retrouvions comme il y a dix ans, à analyser un texte ensemble. Sauf que cette fois il ne s’agissait pas de réaliser une pièce de théâtre mais un récit graphique.

Une fois le scénario et le découpage terminés, je me suis isolée dans l’atelier. Fidèle à ma technique empruntée au théâtre d’ombres, j’ai commencé par du dessin de textures et de silhouettes de papier, à la recherche d'ambiances et d'expressions.
Pour m’aider à dessiner j’ai parfois eu recours à l’autoportrait. C’est à croire que les personnages du récit commençaient à m’atteindre sérieusement!



Par la suite, j’ai conceptualisé l'assemblage des tableaux lumineux et des jeux d'éclairage. J'ai aimé expérimenter en dédoublant les ombrages pour donner du mouvement et/ou de la profondeur. Plusieurs pièces de mylar peintes et découpées ont été superposées. Leur aspect translucide est intéressant.

Pour immortaliser l'éphémère, la photo est venue fixer la composition projetée. L'angle de l'appareil créé de la distorsion et cadre les détails. En bout de ligne j’ai créé l’assemblage des images à l'ordinateur.Le texte est venu après le montage des planches. Grâce à une complicité incroyable avec le poète Guy Jean, le texte complète l’image et l’émotion véhiculée par celle-ci. Avec son grand talent de jongleur de mots Guy arrive à épurer le texte avec tact et précision.J’ai également été initié au merveilleux monde de la typographie, j’ai du essayer une cinquantaine de polices avant de me brancher. Je suis assez fière de ma typo « maison », réalisée à la craie pour les pages 13 et 14.

Pour voir le travail des autres artistes du collectif, je vous invite à visiter le blog de la collection Souches, chez Studio Premières Lignes.

Exposition Espace Pierre-Debain


Du 29 octobre au 14 décembre 2008

Le weekend du 8-9 novembre 2008, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant le grand héron jaune sur la première page du cahier des arts et spectacles du journal Le Droit, Ottawa Gatineau. La journaliste, Valérie Lessard a si bien décrit ma démarche en vue de cette exposition que je ne peux faire autrement que de vous laisser parcourir son texte.

GESTES, PAPIER, CISEAUX

Marie-France Thibault dessine…avec des ciseaux et des X-acto. Pour l,artiste gatinoise, le papier est un outil pour construire des personnages, des animaux, des décors et des histoires, e la lumière représente une façon de cécouper l’espace pour créer ses tableaux. Portrait d’une dentellière du papier.
La rencontre a lieu à l’espace Pierre-Debain, à la vieille du vernissage de son exposition, Contes d’ombres et de lumière. Au milieu de la salle, sur le fond jaune d’un écran, un héron déploie magistralement ses ailes, alors qu’un peu plus loin, des arbres finement ciselés tendent leurs branches jusque sur les murs. Dans l’univers fantasmagorique de Marie-France Thibault, les contrastes sont rois, et les couleurs vibrent pour mieux souligner le noir,
« Je vois le monde en silhouette, déclare la principale intéressée en souriant. Tout le monde s’est un jour amusé à observer les nuages dans le ciel et à les transformer en animaux ou en objets. Moi, je fais ça avec tout ce qui m’entoure. Sur un mur de briques, je vais deviner la texture d’un visage. Dans un trou d’eau, je peux voir un oiseau. Alors, imagine tout ce que je peux voir dans un bout de papier, mes ciseaux à la main! »
Scénographe de formation, Marie-France Thibault confie que, pendant ses études, elle aimait dessiner costumes et décors, mais n’aimait pas devoir ensuite les coudre et les construire. Pas étonnant que, en visitant l’exposition d,une troupe italienne de théâtre d’ombre, lors du Festival international des arts de la marionnette de 1997, elle éprouve un coup de foudre pour ce médium.

Une révélation
« Ç’a été une révélation, se souvient-elle. Je venais de découvrir une façon de dessiner applicable tout de suite, qui n’avait pas besoin de passer par l’étape de la fabrication. »
Sans le savoir, celle qui a des ancêtres amérindiens (« Je suis de cinquième génération d’Algonquins de la région de Maniwaki ») venait aussi de renouer avec une part de son héritage culturel. « J’ai grandi dans la nature et j’ai toujours aimé la simplicité des silhouettes. Quand j’ai commencé à travailler des contes animaliers en théâtre d’ombre, j’ai senti ressortir cet héritage à travers mes créations, qui ne sont pas sans rappeler l’art amérindien. »


Exposition
Par l’entremise de son exposition, Marie-France Thibault voulait justement montrer le mécanisme de sa création. L’installation permet de voir comment elle crée ses tableaux lumineux, du découpage de ses personnages de papier et de carton – plus ou moins épais, pour créer des zones de gris- jusqu’à la photo finale, en passant par sa conception d’éclairage.

Ici, elle décuple les projecteurs, pour créer du mouvement dans ses images. Résultat? Un poisson qui gigote au bout de la ligne d’un pêcheur. Là, elle accroche ses arbres ajourés pour donner l’occasion aux visiteurs de se promener dans sa forêt d’ombres et de lumière.

« J’avais vraiment envie de mettre en valeur l’aspect théâtrale de ce que je fais, que les gens aient l’impression de se retrouver à l’arrière-scène et comprennent comment je travaille », explique-t-elle.
Bien qu’elle retouche à l’occasion certaines de ses photos, Marie-France Thibault ne veut pas « faire de collages à l’ordinateur ». « C’est le côté artisanal de mon travail, le découpage proprement dit, qui m’allume. »

Entre les masses noires, «qui rappellent souvent nos craintes », les couleurs jettent un éclairage vibrant sur un imaginaire foisonnant et révèlent, surtout, une artiste aux fascinants doigts de fée.

VALÉRIE LESSARD
Journal Le Droit

8-9 Novembre 2008
Cahier des arts A3

Gangsters Crayola


Le Projet Outaouais fait la première page du journal VOIR!
Pour l'occasion, Christian Quesnels, André St-Onge, Guy Jean et moi revêtons nos habits des années folles, thématique choisie pour le lancement au bar Le Petit Chicago, à Hull.

Projet Outaouais



Le projet Outaouais a regroupé plusieurs auteurs de bande dessinée et artistes où dix lieux sont visités de façon originale, de la Petite-Nation à l’Île-du-Grand-Calumet, de Gatineau à Maniwaki en passant par Saint-Pierre-de-Wakefield. Preuve que la culture, par l’entremise de la BD, peut être un facteur significatif faisant la promotion du sentiment d’appartenance à un territoire, surtout en Outaouais où le neuvième art est de plus en plus présent et diversifé.


Album photos"





L’équipe dynamique des jeunes créateurs en bande dessinée et en récit graphique du Studio Coopératif Premières Lignes m’inspirent au point d’avoir envie de joindre leurs troupes. Je deviens membre avec l’intention de m’impliquer dans la collection Souche, avide de promouvoir mon coin de pays.

Studio coopératif Premières Lignes"